
Sylvie Delaunay
Réflexologue à Montpellier. Quinze ans de pratique, et deux lieux qui ont façonné ma façon de travailler : un EHPAD et une maternité.

Comment j’en suis arrivée là
J’ai passé dix ans dans l’administration d’un laboratoire d’analyses. J’y ai vu défiler beaucoup de gens fatigués, et personne pour s’occuper de leurs pieds. Quand j’ai repris une formation à trente-cinq ans, ce n’était pas une vocation : c’était la curiosité d’un savoir manuel très codifié, qui s’apprend lentement.
Quinze ans plus tard, je fais le même métier, avec deux convictions. La première : une séance que l’on n’explique pas ne sert qu’à moitié. La seconde : il vaut mieux dire « je ne sais pas » que de broder.
Trois choses que je m’impose
Je nomme ce que je fais
Pendant la séance, je dis sur quelle zone je suis et à quoi elle correspond sur la carte. Ce n’est pas du bavardage : c’est ce qui vous permet, la fois d’après, de me dire vous-même où ça avait réagi.
Je ne promets rien
Je ne sais pas d’avance comment votre corps va répondre, et personne ne le sait. Je vous dis ce que j’observe, ce que j’ai vu chez d’autres, et ce que je ne peux pas savoir. Vous décidez ensuite si vous revenez.
Je passe la main
Certaines situations ne relèvent pas de moi : une douleur nouvelle et inexpliquée, une grossesse compliquée, un état qui inquiète. Dans ces cas-là, je vous renvoie vers votre médecin ou votre sage-femme, et j’attends leur feu vert.
Ce que j’ai appris, et où
La formation initiale
Trois ans de réflexologie plantaire, en cours du soir puis en pratique supervisée : anatomie, cartographie des zones réflexes, contre-indications, et beaucoup d’heures de mains sur des pieds. La réflexologie palmaire est venue ensuite, en spécialisation.
Depuis, deux à trois jours de formation continue par an. La dernière portait sur l’accompagnement en fin de vie.
Les spécialisations
Grossesse et post-partum : une année complémentaire, indispensable pour savoir quelles zones on évite, à partir de quel mois on travaille, et comment installer quelqu’un qui ne peut plus s’allonger sur le dos.
Grand âge en établissement : une formation courte, puis six ans de pratique en EHPAD, qui restent de loin ce qui m’a le plus appris.
Une question avant de venir ?
Le téléphone reste le plus simple. Si vous préférez écrire, le formulaire de la page contact arrive directement chez moi.